Foire aux questions

Au-delà des obligations relatives au respect des systèmes Qualités type ISO 9000, le suivi des moyens de mesure par des spécialistes permet de garantir que les appareils/moyens/instruments sont:
– adaptés (dont la précision est connue)
– capables, et certifier que les résultats des mesures, contrôles et essais sont également fiables.

L’étalonnage est l’ensemble des opérations établissant, dans des conditions spécifiées, la relation entre les valeurs indiquées par un appareil de mesure, et les valeurs correspondantes de la grandeur réalisées par des étalons.

Son but est de fournir à l’utilisateur d’un moyen de mesure le résultat de son étalonnage, lui permettant de prendre en compte les écarts de justesse lors de son utilisation (c’est l’utilisateur qui décide si l’appareil peut être utilisé pour telle mesure, tel contrôle…).

C’est la vérification par un examen et établissement des preuves que les exigences spécifiées sont satisfaites. Le résultat d’une vérification se traduit par une décision de:
– appareil conforme,
– appareil non conforme.

Son but est de fournir à l’utilisateur d’un moyen de mesure le résultat de sa vérification, lui permettant de constater la conformité ou non aux prescriptions.

Les opérations d’étalonnage et de vérification sont toutes deux fondées sur la comparaison un étalon, et c’est principalement au niveau des résultats que ces opérations se distinguent:

– le résultat d’un étalonnage est considéré comme étant l’ensemble des valeurs issues de la comparaison des résultats de mesure par rapport à l’étalon. Son exploitation permet, par l’application de corrections systématiques, de réduire l’incertitude associée aux mesures.

Étalonnage = résultat chiffré

– le résultat d’une vérification permet de vérifier que le moyen de mesure satisfait ou non à des prescriptions préalablement fixées. La satisfaction aux prescriptions autorise sa mise ou sa remise en service. Une vérification peut donc être effectuée en comparant les résultat de l’étalonnage aux limites d’erreur tolérées.

Vérification = notion de jugement: conforme / non conforme

Non. Il y a lieu de distinguer deux catégories d’appareils:

– catégorie A: les appareils contribuant à la maîtrise du processus et aux caractéristiques du produit, ou inclus dans un plan de surveillance ou pouvant conduire à une prise de décision.

Ces appareils doivent être gérés et vérifiés suivant les consignes d’étalonnage en vigueur.

– catégorie B: les appareils n’ayant pas d’incidence sur le produit ou le processus, les appareils utiles pour émettre un diagnostic dont l’indication est sans influence sur le processus. Ces appareils ne doivent pas être utilisés pour effectuer des réglages sur les installations.

Ces appareils ne sont pas soumis à l’obligation de vérification ou d’étalonnage.

Lorsque vous sous-traitez l’étalonnage de vos instruments de mesure, 3 cas peuvent se produire:

1. Votre sous-traitant est accrédité COFRAC: il vous suffit de vérifier la date de validité de l’accréditation et la présence du logo COFRAC sur les rapports. Un laboratoire accrédité COFRAC est obligatoirement relié aux étalons nationaux ou internationaux pour les appareils couverts par l’accréditation (tandis qu’une prestation hors COFRAC équivaut au cas n°2).

2. Votre sous-traitant est certifié ISO: dans ce cas, il vous reste juste à vérifier le rattachement aux étalons nationaux ou internationaux..

3. Votre sous-traitant n’est ni accrédité, ni certifié: dans ce cas il est nécessaire de vérifier à la fois le rattachements des étalons et les méthodes de travail.

La traçabilité est la propriété du résultat d’un mesurage (ou d’un étalon) tel qu’il puisse être relié à des étalons appropriés, généralement nationaux ou internationaux, par l’intermédiaire d’une chaîne ininterrompue de comparaisons..

Note: La chaîne ininterrompue de comparaison est appelée chaîne de raccordement aux étalons ou chaîne d’étalonnage.
Extrait de la Norme française NF X 07 – 001 de décembre 1994:
« Vocabulaire international des termes fondamentaux et généraux de métrologie ».

chaîne d'étalonnage

Un étalon de référence est en général de la plus haute « qualité » métrologique disponible en un lieu donné, duquel dérivent les mesurages effectués dans ce lieu.
L’étalon de référence d’une entreprise est destiné à étalonner les étalons de travail ou de transfert et doit être raccordé aux étalons nationaux s’ils existent.

Un étalon de transfert est un étalon utilisé comme intermédiaire pour comparer entre eux des étalons ou des appareils de mesure.

 

Un étalon de travail est utilisé couramment pour étalonner ou contrôler des mesures matérialisées ou des appareils de mesure.

 

Extrait de la Norme française NF X 07 – 001 de décembre 1994:
« Vocabulaire international des termes fondamentaux et généraux de métrologie ».

La périodicité est la période comprise entre deux étalonnages ou vérifications.

Les normes Qualité type ISO 9000 ainsi que les normes d’étalonnage des matériels de contrôle n’imposent pas une périodicité précise pour le suivi de ceux-ci; la seule obligation est de pouvoir garantir la maîtrise des dérives éventuelles et de savoir mettre en œuvre tous les moyens nécessaires en cas de doute.

La périodicité est principalement fonction:
– du type d’équipement,
– des recommandations du constructeur,
– des informations de tendance obtenues à partir des étalonnages précédents,
– du degré de sévérité des conditions d’utilisation,
– des tendances à l’usure et à la dérive,
– des conditions d’environnement,
– de l’exactitude de mesure recherchée,
– de la gravité des conséquences d’une valeur mesurée acceptée pour correcte, alors qu’elle ne l’est pas à cause d’une non conformité d’un instrument de mesure.

Pour déterminer la périodicité d’un appareil, il faut mettre en équilibre les 2 critères suivants:
– rendre aussi petit que possible le risque que l’équipement de mesure cesse d’être conforme à ses spécifications pendant son utilisation,
– rendre minimal le coût des opérations d’étalonnage ou de vérification.

Entre chaque période d’étalonnage par un organisme extérieur, il reste malgré tout primordial de mettre en place des vérifications intermédiaires qui seront déclenchées soit de façon cyclique (toutes les semaines, tous les mois,…) soit en cas de doute sur une dérive éventuelle de la machine. Ces opérations doivent être simples et significatives des contrôles habituellement effectués: mesure d’une pièce type par exemple.

Protection contre le déréglage:
– protection par vernis des vis externes de réglage (sauf remise à zéro pour calibration)
– ne pas ouvrir les appareils (pour conserver les spécifications constructeurs).

Laisser les appareils dans leurs étuis, s’ils existent, pendant leur utilisation, dans la mesure du possible.

Ranger les appareils après leur utilisation.

Éviter les chocs sur les appareils.

Ne pas utiliser les appareils pour des applications pour lesquelles ils ne sont pas prévus dans les notices techniques.

Stocker les appareils dans des locaux, armoires,… propres. pour les appareils sensibles, les stocker et les utiliser selon les conditions prescrites dans les fiches techniques (température, hygrométrie, vibrations, …)

Veiller à la propreté des appareils utilisés; les nettoyer après utilisation, lubrifier si nécessaire (selon notice constructeur). Attention aux produits utilisés pour le nettoyage (solvants).

Il s’agit d’un document complété chronologiquement, et reprenant les résultats successifs des vérifications et des étalonnages successifs, les incidents, les interventions, la maintenance. Il permet d’apporter la preuve que le moyen est régulièrement vérifié ou étalonné.

L’incertitude de mesure est le domaine à l’intérieur duquel on estime que la valeur vraie d’une grandeur se trouve. L’incertitude de mesure détermine la précision d’une appareil de mesure.

C’est l’étroitesse de l’accord entre les mesurages successifs du même mesurande dans des conditions identiques (fidélité).

C’est l’aptitude d’un moyen à réaliser 100% des mesures dans la tolérance.

L’accréditation est une procédure par laquelle un organisme faisant autorité reconnaît formellement qu’un organisme ou un individu est compétent pour effectuer des tâches spécifiques.

La certification est procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu’un produit, un processus ou un service est conforme aux exigences spécifiées.

A la différence de la certification ISO 9001, l’accréditation s’appuie sur des critères et des procédures spécialement conçues pour évaluer la compétence technique. Alors que la certification ISO 9001 atteste la conformité aux exigences de la norme, l’accréditation est la preuve de la compétence technique.

L’ajustage d’un instrument de mesure est une opération destinée à amener un instrument de mesure à un état de fonctionnement (et à une justesse) convenant à son utilisation.
Extrait de la Norme française NF X 07 – 001 de décembre 1994 :
« Vocabulaire international des termes fondamentaux et généraux de métrologie ».

La fidélité d’un instrument de mesure est son aptitude à donner des indications très voisine lors de l’application répétée du même mesurande dans les mêmes conditions de mesure.
Extrait de la Norme française NF X 07 – 001 de décembre 1994:
« Vocabulaire international des termes fondamentaux et généraux de métrologie ».

La justesse d’un instrument de mesure est son aptitude à donner des indications exemptes d’erreur systématique.
Extrait de la Norme française NF X 07 – 001 de décembre 1994:
« Vocabulaire international des termes fondamentaux et généraux de métrologie ».